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Ne pas confondre bienveillance et naïveté!

Premier portrait de notre série, celui de Claire dite “Clairette”. Co-fondatrice, “maman” et “chef d’entreprise”… ça donne quoi ?

Quand on se lance dans un projet dont les ancrages se font dans le concept de Développement Durable, il n’est pas évident de maintenir le cap (“Haut les valeurs ! Haut !”) tout en remplissant tous les critères qui permettent de créer une success story. C’est un réel challenge de faire de cette entreprise qui se veut « responsable », une entreprise “vivable” (au quotidien) et surtout viable (économiquement). 

En effet, le monde de l’entreprise à ses propres règles. Celui de l’industrie textile également. Nous avons décidé de les changer et ce n’est pas une tâche aisée.

Ne pas oublier nos valeurs… ne pas s’oublier en chemin. 

Grâce à Claire, on se dit tous les jours que ce projet d’entreprise est surtout un projet de vie, qu’il a toutes les raisons d’aboutir et que les clés du succès sont entre nos mains. Dans le sens aussi que nous sommes souvent les seuls freins à notre propre réussite. Qu’il faut aller chercher à l’intérieur de soi les clefs de ce qui se joue sur le terrain. Elle nous enveloppe de sa justesse et de sa sensibilité.

 

Découvrez son portrait:

C’est quoi ton actu du moment ?

Préserver la bienveillance. En effet, nous avons tous besoin d’entendre que nous pouvons nous autoriser à être à l’écoute de ce que l’on ressent, fragiles parfois, avec des émotions qui nous mènent par le bout du nez certains jours et… ça n’est pas grave ! C’est même plutôt bon signe, c’est qu’on est (encore) des « êtres humains »! Je crois que hommes et femmes avons besoin d’entendre encore que l’on peut être sérieux, responsable, efficace, professionnel, défendre ses droits et ceux de son entreprise (…) sans avoir à rentrer dans un rôle qui ne nous ressemblerait pas. En somme, en restant authentique. Oui, cette voie existe !

Si tu devais défendre une idée ou un sujet ça serait quoi ?

Si je devais me battre pour quelque chose ça serait l’idée d’arrêter de confondre naïveté et bienveillance. Je déteste le dicton « trop bon, trop con » ! Chez Les Hirondelles, on porte des valeurs de respect et de bienveillance… Une des missions de l’entreprise est de proposer une vision du monde juste et douce, à tous les niveaux. Voilà qui me semble hyper important  mais pas naïf ! Enfin, s’autoriser de rire, pleurer, s’emporter… et ne pas se demander de changer qui l’on est. C’est un choix limite politique, c’est de l’éthique. Je crois que les personnes cyniques sont des gens malheureux. C’est pour cette vision que je me bats au quotidien, je serais prête à prendre les armes pour défendre la bienveillance.  (rires)

 

Un kiff inavouable ? Ou une mini victoire du quotidien ?

Lire des romans d’amour ! Je l’ai caché longtemps car c’est trop la honte, c’est pas de la littérature, c’est souvent mal écrit et en plus c’est tout le temps pareil : ça finit bien ! Je débranche tellement mon cerveau que ça ne s’imprime pas dans ma mémoire, du coup je pourrais relire la même histoire plusieurs fois car j’ai tout oublié !  (rires)

Merci Claire pour ta sincérité…

 

Rédaction @ Clarisse Cazenave

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